Orelsan repasse devant le juge et nie l’incitation à la violence faite aux femmes


Le rappeur Orelsan vient de contester son jugement datant du 31 mai 2013 pour provocation à la violence envers les femmes pour plusieurs chansons.

Les féministes attaquent

Le rappeur Orelsan est connu pour son franc-parler, notamment à travers l’écriture de ses chansons comme « Sale Pute », « Saint-Valentin » et on en passe… Des paroles de chansons qui lui ont finalement porté préjudice, l’envoyant directement devant le juge.

En effet, sa chanson « Sale Pute » sortie en 2009, avait suscité une polémique autour des injures et provocation à la violence faite envers les femmes dans cette chanson. Après quoi, Orelsan s’est mis à dos plusieurs associations féministes dont « Ni putes ni soumises » qui décide de poursuivre en justice l’artiste au mois de juin 2012. Mais c’est surtout son concert au Bataclan à Paris donné en mai 2009 qui lui a coûté une condamnation par le tribunal correctionnel de Paris le 31 mai 2013.

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Orelsan se défend

Ce mercredi 19 février, le rappeur a contesté son jugement dernier devant la cour d’Appel. Son avocat, Me Simon Tahar déclare que la justice a ouvert « une voie large, grave, à la censure de la création artistique » selon Lexpress.fr. Alors création artistique ou infractions pénales ? Pour le principal concerné, il ne s’agit que de « fiction » qui raconte « une histoire précise dans un contexte précis ». Il a également affirmé qu’il n’y avait « aucune incitation à quoi que ce soit » dans ses chansons.

« Orelsan n’est pas Dieudonné »

L’artiste de 31 ans s’est longtemps expliqué jusqu’à ce que l’avocate générale estime qu’il doit être condamné à une « peine de principe ». Elle ajoute que « Orelsan n’est pas Dieudonné » car il n’a eu recours à « aucune provocation à la violence sexiste en dehors de ses chansons ».

Pour finir, l’avocat du chanteur explique qu’il faudrait prouver que le public présent le jour du concert en question a fait preuve ou non de « distanciation », ce qui n’est pas le cas dans le dossier. Enfin, il ajoute :

« Un artiste a le droit de chercher à plaire, mais aussi déplaire […] Les textes racontent un monde de la jeunesse perdue sans avenir. »

La Cour annoncera sa décision en délibéré le 14 mai prochain.