Anne Sinclair : « Je ne suis pas une victime. Je suis une femme libre ! »


Lundi, 23 janvier 2012, sera officiellement lancée la version française du célèbre site d’informations américain, The Huffington Post, avec Anne Sinclair, en tant que directrice éditoriale, Paul Ackermann, en rédacteur en chef et David Kessler pour la direction de la publication. En effet, le nom de l’ex-journaliste vedette de TF1, désormais plus connu pour les frasques de son mari, ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kanh, circulait depuis plusieurs semaines, toutefois sans qu’aucunes déclarations officielles n’aient été prononcées.

Mercredi, l’agence de communication du groupe Euro RSCG a confirmé l’information, confiant dans le même temps que le lancement de ce journal aura lieu dans les locaux du journal Le Monde en présence d’Arianna Huffington, fondatrice du HuffPost.

Anne Sinclair : Directrice éditoriale au Huffington Post

Comme sa version originale, qui a déjà connu un fort succès aux États-Unis, le site mélangera informations, divertissement, opinions et blogs écrits par toutes sortes d’intervenants, dont des célébrités, se voulant ainsi un rendez-vous de grandes signatures. Alors pourquoi choisir Anne Sinclair si c’est un modèle qui fonctionne déjà ? Tout simplement pour profiter de son expérience de journaliste, de sa notoriété et bien évidemment de son réseau.

L’accord sur la création de ce site a été conclu en octobre dernier entre Le Monde, The Huffington Post Media Group et Les Nouvelles Editions indépendantes car la version française de The Huffington Post s’inspirera de son modèle américain, devenu le premier site d’informations aux États-Unis en nombre de visiteurs, tout en s’appuyant sur la popularité du Post.fr, site d’informations participatif lancé en 2007 par le journal Le Monde.

« Ce sera à la fois un site d’informations et une plate-forme d’expression pour des blogueurs et des plumes connues », expliquait Arianna Huffington, en octobre dernier, lors d’un interview pour Le Monde.

Anne Sinclair : « Je ne suis pas une victime. Je suis une femme libre ! »

Si Anne Sinclair repart d’un bon pied pour 2012, elle confie lors d’une interview exclusive pour le magazine Elle, que la fin d’année 2011 qui n’a pas été évidente avec l’affaire médiatique autour de son mari accusé de viol par Nafissatou Diallo. Pour la première fois, elle accepte de parler de cette histoire et de la tourmente médiatique dans laquelle elle s’est retrouvée, ainsi que de son nouveau départ dans le journalisme au Huffington Post.

« Je ne suis ni une sainte, ni une victime, je suis une femme libre ! Ça me fait très plaisir de reprendre mon métier, dans l’euphorie de  participer à quelque chose de neuf. […] Je crois que je peux encore  apporter à ce métier ! Ce qui m’angoisse, c’est le lancement d’un  journal, qu’on ne soit pas prêts à temps, le stress, tout ça. Mais mon  retour à la lumière comme vous dites… il a déjà eu lieu, non ? Au moins,  c’est fait ! Bon, c’est vrai que la lumière professionnelle est  toujours plus plaisante… «  Peut-on être féministe et dans un soutien inconditionnel à son mari ? Elle répond, fermement : « le soutien inconditionnel, ça n’existe pas. On soutient si on a décidé de soutenir. Personne ne sait ce qui se passe dans l’intimité des couples et je dénie à quiconque le droit de juger du mien. Je me sens libre de mes jugements, de mes actions, je décide de ma vie en toute indépendance. »

Une interview que vous retrouverai en intégralité dans le magazine Elle, en kiosques dès jeudi, à Paris et en région parisienne, et vendredi dans toute la France. Alors, que pensez-vous de ces journalistes ayant un pied dans la politique, directement ou indirectement ? Peuvent-ils vraiment être objectifs dans l’information, la base du journalisme ?